Plus de 1 000 personnes exilées parmi lesquelles des hommes, des femmes, des enfants, des mineurs non accompagnés, principalement en provenance du Soudan, d’Erythrée, de Syrie, d’Afghanistan, survivent actuellement à Calais dans des conditions contraires au respect des droits les plus fondamentaux.

En centre-ville, plusieurs centaines de personnes vivent à plus de 5 km, soit 1h de marche, du point de distribution d’eau, de nourriture et de départ vers les douches les plus proches. Sur un autre lieu, au Sud de la ville, les personnes doivent marcher 2,8km soit 34 min pour accéder à ces services pourtant essentiels.

Le 12 aout dernier, nos associations ont interpellé la sous-préfète du Pas-de-Calais ainsi que le nouveau préfet via le courrier ci-dessous. L’objectif ? Les alerter de cette situation dramatique et leur demander de se mettre en conformité avec les normes humanitaires internationales en mettant en place un accès adapté aux services essentiels.

Nous n’avons à ce jour obtenu aucune réponse à nos courriers et n’avons constaté aucune amélioration de la situation, bien au contraire. Le 13 aout 2022 dernier, le Préfet du Pas-de-Calais prenait un nouvel arrêté interdisant les distributions gratuites de nourriture et de boisson en centre- ville. Aujourd’hui, non seulement les personnes ne peuvent accéder raisonnablement aux services mis en place par l’Etat mais elles ne peuvent plus non plus être soutenues par les associations de solidarité ou les citoyen.ne.s qui souhaiteraient leur venir en aide.

L’objectif des autorités est clair, chasser les personnes du centre de Calais en les affamant et en les assoiffant. Au mépris du respect des droits fondamentaux.

 

Signataires : 

Auberge des migrants
ECPAT
Médecins du Monde
Human Rights Observers
Refugee Info Bus
Secours Catholique du Pas-de-Calais
Salam Nord/Pas-de-Calais
Utopia 56
Calais Food Collective